Charte de recommandations Internet à l’égard des ONG

Charte de recommandations Internet à l’égard des ONG

Pour structurer la charte, nous l’avons divisée en domaines : les publics, les informations, la participation, l’accessibilité, l’éthique, la sécurité, la maîtrise et le budget. A travers chacun de ceux-ci nous avons repris des recommandations relatives aux trois thèmes fondamentaux de l’utilisation d’Internet : le contenu, la technique et le travail en réseau.

  1. Publics

    Les recommandations dans ce domaine visent à mieux définir et à améliorer l’utilisation de l’Internet par l’ONG vis-à-vis de ses différents publics.

    1. Contenu
      1. Spécificités

        La construction de l’Internet de l’ONG doit tenir compte des différentes spécificités, sociales, culturelles, linguistiques, géographiques, des publics auxquels elle s’adresse.

      2. Adéquation

        Les informations et les formats Internet y associés doivent être en adéquation avec les techniques existantes auprès du public cible tout en restant accessibles à tous les individus quelques soient leur matériel ou logiciel et leur infrastructure réseau.

      3. Forme du contenu

        Il faut tenir compte de la forme et de la présentation du contenu car celles-ci ont un rôle à jouer pour attirer le public et lui rendre l’utilisation de l’Internet de l’ONG agréable. Il faut cependant veiller à ne pas verser dans l’excès inverse en privilégiant la forme au contenu.

    2. Technique
      1. Standards

        L’ONG doit respecter les standards Internet, normes communes à une entité, édictés par le World Wide Web Consortium (W3C) afin que son Internet soit compatible avec tous. Les formats et protocoles propriétaires doivent être évités car ils créent une dépendance vis-à-vis du producteur de logiciel.

        En particulier les langages HTML et CSS purs doivent être utilisés pour la publication sur le web et le format TEXT pour les échanges d’e-mail.

      2. Proximité de l’hébergeur Internet

        Les hébergeurs locaux doivent être préférés dans la mesure où ils contribuent au développement d’une infrastructure Internet locale indépendante.

        De plus les ONG peuvent agir de manière à contribuer à l’établissement d’un réseau de fournisseurs Internet indépendants dans les pays du sud.

    3. Réseau
      1. Communication externe claire

        Une ONG doit clairement distribuer les compétences en matière de communication externe à une ou plusieurs personnes en son sein.

      2. Adresse e-mail centrale

        Il est utile que l’ONG dispose d’une ou de plusieurs adresses e-mail centralisées qui sont lues régulièrement. Ces adresses peuvent également servir d’adresse d’expédition par les différentes personnes répondant au nom de l’association.

  2. Informations

    Les recommandations dans ce domaine visent à améliorer la qualité des informations diffusées, reçues et relayées par l’ONG en tenant compte des spécificités des outils Internet par rapport aux médias traditionnels.

    1. Contenu
      1. Contextualisation

        Profiter des différents niveaux de lecture que permet l’Internet pour que les publications ne soient pas seulement événementielles mais incluent une remise en contexte et une réflexion sur leurs causes et leurs conséquences et attirent l’attention sur les responsabilités mutuelles.

      2. Fiabilité

        Il est essentiel d’assurer une fiabilité de l’information publiée en se référant aux faits, en citant les sources et en vérifiant les rumeurs.

      3. Communication montante et descendante

        Favoriser une communication montante et descendante, afin qu’Internet, lieu de construction de savoirs collectifs et d’échanges entre les différents publics, permette aux populations de partager leurs savoirs et expériences et de les confronter aux avis des spécialistes.

        En terme d’éducation au développement, il s’agit de promouvoir les informations reflétant la diversité des pays du sud qui mettent en avant la richesse des initiatives locales en terme de développement.

      4. Devoir d’information

        Les ONG, de par leur position de témoin sur le terrain, ont un devoir d’information dans les crises oubliées et de contre information vis-à-vis des médias traditionnels. L’Internet grâce à ses facilités d’utilisation, de publication instantanée et ses faibles coûts leur permet de remplir ce devoir en diffusant l’information auprès de leurs réseaux.

    2. Technique
      1. Signatures électronique

        Les signatures électroniques peuvent être un moyen technique d’authentifier les messages et leurs expéditeurs.

      2. Ouverture du site

        L’ouverture du site, permettant la communication montante et descendante, peut être réalisée par deux types de moyens techniques : les sites interactifs et les outils de discussion.

    3. Réseau
      1. Pertinence

        L’ONG doit avoir en son sein ou dans chacun de ses noeuds un responsable Internet clairement identifié qui assure la fiabilité des informations qu’il relaye et publie sur l’Internet de l’ONG.

      2. Relation avec les autres médias

        Le ou les responsables Internet de l’ONG doivent assurer le flux d’information entre l’Internet et les autres médias utilisés par l’ONG.

  3. Participation

    Les recommandations dans ce domaine visent à améliorer une des spécificités du média Internet : son caractère participatif.

    1. Contenu
      1. Intégration des partenaires

        L’ONG doit donner les moyens à ses partenaires de publier eux-mêmes les informations qui les concernent, favorisant ainsi les témoignages directs plutôt que les interprétations réductrices.

      2. Bidirectionnalité

        Présenter les informations de manière à permettre un débat, une réaction, lorsque ceux-ci sont justifiés, en utilisant ainsi la spécificité bidirectionnelle de l’Internet.

        En particulier il faut éviter toute barrière sociale, culturelle et intellectuelle et faciliter l’accessibilité des différents publics.

      3. Liens

        Les liens, éléments essentiels d’Internet, constituent aussi un contenu. Ce contenu doit faire usage de liens entre sites et entre les autres outils Internet mais aussi des liens vers la vie réelle et les médias traditionnels.

    2. Technique
      1. Sites interactifs

        Les sites interactifs sont une réponse technique permettant aux différents publics les visitant de participer à la construction du site, de réagir par rapport à l’information ou simplement de contacter l’ONG.

      2. Mailing listes – forums – news

        Les mailing listes (ou leur version web, les forums) sont une réponse technique permettant de susciter la participation des visiteurs. Les news (ou netnews) sont un autre outil permettant également les débats.

        Lors de la mise en place de tels systèmes il est cependant nécessaire de ne pas sous-estimer le rôle de l’animateur.

    3. Réseau
      1. Animation et modération

        L’ONG doit désigner une ou plusieurs personnes chargées de l’animation et de la modération des mailing listes et forums.

      2. Interpellation

        Le ou les reponsables de l’Internet d’une ONG doivent régulièrement interpeller les instances et les membres de l’ONG ainsi que les différents partenaires afin qu’ils participent et contribuent à la construction de l’Internet de l’ONG.

  4. Accessibilité

    Les recommandations dans ce domaine visent à garantir le droit à l’accès à l’information ainsi que le droit à la diffusion d’information de chacun.

    1. Contenu
      1. Structuration de l’information

        Le contenu de l’information doit être structuré afin de faciliter la navigation, la recherche et l’accès à cette information.

      2. Compréhension du contenu

        L’information doit être la plus pédagogique possible afin d’être accessible au plus grand nombre. Ce qui n’exclut pas la publication d’articles à contenu plus spécialisé lorsque le contexte le permet.

    2. Technique
      1. Arborescence

        Dans la construction d’un site, il faut veiller à ce que le nombre de clics pour accéder à l’information utile soit minimisé.

        Lors de la suppression de pages ou de la reconstruction d’un site, il faut veiller à ne pas briser les liens extérieurs qui étaient dirigés vers ces pages.

      2. Nom de domaine

        Le choix du nom de domaine doit être court et correspondre au nom de l’association ou à l’objet du projet, en effet il participe à son unité. Le suffixe de ce nom de domaine a une signification et doit être choisi de manière adéquate.

        Ce nom de domaine devrait être utilisé de manière globale dans l’Internet de l’ONG, par exemple aussi bien pour le site web que pour les adresses e-mail.

      3. Moteurs de recherche

        Afin que le site web d’une ONG soit facilement accessible, il est nécessaire de faciliter son référencement sur les moteurs de recherche. Ceci est fait en utilisant correctement les meta tags et en veillant à ce que les robots indexeurs aient accès au site.

    3. Réseau
      1. Internet vers l’ONG

        Chaque responsable internet de l’ONG doit pouvoir rendre accessible aux connectés et non-connectés l’information disponible sur Internet. Il peut par exemple assurer la recherche d’informations et le relais des messages reçus sur l’adresse générale de l’ONG.

      2. L’ONG vers l’Internet

        Le correspondant Internet de l’ONG a la responsabilité de diffuser et de publier l’information en provenance de l’ONG sur l’Internet. Il est donc responsable de l’accessibilité des informations de l’ONG à l’extérieur de celle-ci.

  5. Ethique

    Les recommandations dans ce domaine visent à promouvoir une utilisation éthique des outils Internet.

    1. Contenu
      1. Légitimité

        L’Internet d’une ONG doit permettre à toutes les tendances légitimes de l’association de s’exprimer.

      2. Reproduction des informations

        Les informations présentent sur l’Internet d’une ONG devraient être libres et gratuites. D’autre part les droits d’auteurs peuvent être préservés par des licences de type contenu libre. Ce qui n’empêche que les services dérivés de ces informations puissent être livrés contre rétribution.

      3. Transparence

        Par souci de transparence, les ONG devraient rendre disponible en ligne leurs statuts et leurs sources de financement.

      4. Discrimination

        L’Internet de l’ONG doit interdire les discriminations raciales, sexuelles, culturelles, religieuses, socio-économiques, …

    2. Technique
      1. Logiciels libres

        Le choix des logiciels libres permet aux ONG de garantir leur indépendance vis-à-vis des fournisseurs de logiciels et de contribuer au développement d’un monde informatique et Internet libre de brevets.

        L’usage de l’informatique et de l’Internet par les ONG influence aussi les habitudes des partenaires du sud dans ce domaine. Celles-ci ont donc une responsabilité quand au choix techniques réalisés par leurs partenaires.

        En particulier les logiciels côté serveur peuvent être entièrement en technologie open source.

      2. Economie d’octet

        Pour faire une économie d’octets il faut préférer l’envoi de liens plutôt que l’envoi de fichiers. En effet les fichiers lourds excluent une partie du public de l’accès à l’information. Lorsque l’envoi des fichiers est inévitable, il est nécessaire d’utiliser des formats compressés.

      3. Mailing

        Dans la gestion des mailing listes il faut préférer l’option IN à l’option OUT pour les nouvelles inscriptions. Ce qui veut dire que ce sont les nouveaux abonnés qui choisissent de s’inscrire à la liste et non de se désinscrire.

    3. Réseau
      1. Objectifs

        Les responsables Internet sont au service des objectifs de l’association. Leur fonction ne leur confère aucun autre pouvoir particulier que l’administration et le meilleur développement de la communication de l’ONG.

      2. Abondance d’information

        Les responsables Internet de l’ONG doivent veiller à limiter la diffusion des informations aux personnes auxquelles elles sont nécessaires. Ainsi ils aident l’ONG à gérer l’abondance d’information.

  6. Sécurité

    Les recommandations dans ce domaine visent à attirer l’attention sur les précautions à prendre afin de limiter les risques lors de l’utilisation d’Internet dans des situations délicates.

    1. Contenu
      1. Contenu sensible

        Il faut recommander la prudence quant aux informations sensibles risquant de mettre en danger l’intégrité physique et morale des personnes.

    2. Technique
      1. Cryptage

        Afin de protéger un contenu sensible, le cryptage des informations peut être utilisé. Il existe des solutions techniques implémentant un cryptage pour les applications de courrier électronique aussi bien que pour les applications web.

    3. Réseau
      1. Confidentialité

        Il est nécessaire que le responsable Internet de l’ONG soit conscient des informations confidentielles qu’il possède (mots de passe, accès privilégiés aux serveur) ou relaye afin qu’il prenne toutes les mesures utiles pour éviter leur divulgation.

  7. Maîtrise

    Les recommandations dans ce domaine visent à ce que l’ONG maîtrise au quotidien ainsi que dans la durée son utilisation d’Internet.

    1. Contenu
      1. Maîtrise de l’information

        Il faut prêter attention aux conditions d’utilisation des fournisseurs Internet en ce qui concerne l’utilisation des données personnelles et des contenus transitant sur leur réseau.

    2. Technique
      1. Appropriation des outils

        Il est important que les ONG choisissent leurs fournisseurs en fonction des logiciels qu’ils proposent mais surtout en fonction d’un support technique et pédagogique permettant un transfert de maîtrise.

      2. Mises à jour

        Pour plus de facilité dans la maintenance et la maîtrise d’un site internet, il est nécessaire de bien penser la hiérarchisation physique et le nomenclature des fichiers et de les respecter.

      3. Statistiques

        Dans le choix d’un fournisseur d’hébergement, l’accès aux statistiques du site hébergé est un point stratégique. Celles-ci permettent en effet aux ONG d’évaluer les caractéristiques des visiteurs (par exemple pays d’origine) ainsi que les pages les plus visitées.

        Il est aussi nécessaire de prêter attention aux licences d’utilisation des fournisseurs de services de statistiques externes afin qu’ils ne puissent utiliser les informations statistiques pour leur propre compte.

    3. Réseau
      1. Ancrage dans le réel et durabilité

        Il est nécessaire que les responsables Internet de l’ONG dans chacun des noeuds du réseau participent à la vie de leur groupe. Ils doivent être installés de manière durable dans leur poste. Ils doivent ancrer l’Internet de l’ONG dans le réel en étant particulièrement attentif au lien bidirectionnel entre le virtuel et la vie réelle.

        Plus particulièrement dans le cas du développement d’un projet local, il est nécessaire et fondamental que le responsable Internet soit un membre du partenaire local plutôt que le coopérant de l’ONG. Si, dans le groupe, personne n’a les compétences requises, la formation d’un responsable local choisi par le partenaire sera la priorité de l’ONG en matière de communication Internet.

      2. Délégation et reconnaissance

        Chaque responsable Internet de l’ONG doit être clairement nommé et responsabilisé afin que ses contributions soient reconnues et crédibilisées.

      3. Accès aux outils et compétences

        Il faut que chaque responsable Internet ait la maîtrise et le libre accès à tous les outils Internet qui le concerne.

        Ces responsables doivent être avant tout des animateurs. Leurs compétences techniques ne sont donc qu’un support nécessaire s’appuyant sur d’indispensables compétences humaines, en particulier communicationnelles.

        Il est nécessaire que ces responsables soient formés correctement à assumer pleinement chacune de leurs tâches.

  8. Budget

    Les recommandations dans ce domaine visent à correctement évaluer le coût de la mise en place et de la maintenance des outils Internet de l’ONG.

    1. Contenu
      1. Création et évolution

        L’évaluation des coûts ne doit pas négliger les aspects de maintenance et d’évolution du contenu par rapport à ceux d’hébergement, de création et de mise en place des outils.

    2. Technique
      1. Le gratuit

        L’Internet et les logiciels gratuits n’existent pas, le coût final est payé sous forme de publicité, de coûts de connexion retournés au fournisseur, d’exploitation de données personnelles de manière commerciale ou sert d’appât au lancement d’un nouveau service. Il est donc important que les ONG soient clairvoyantes sur ce point lors de leurs choix techniques.

        Il faut également noter que le concept d’open source n’est pas synonyme de gratuit ; beaucoup de logiciels gratuits sont en fait propriétaires et les logiciels open source peuvent être accompagnés d’un service payant.

    3. Réseau
      1. Projet local

        Il est nécessaire que l’ONG s’assure que le partenaire local ait les moyens de continuer à poursuivre sa présence sur l’Internet de l’ONG malgré le départ du coopérant.

Comment concevoir un Internet plus équitable au service des ONG de développement et de leurs partenaires ?

Internet, le réseau…

Internet, le réseau...Internet est un média qui, comme d’autres, permet la diffusion et la réception d’informations… mais ce n’est pas là sa caractéristique principale. Il offre bien d’autres avantages spécifiques. Son originalité réside dans la possibilité pour les utilisateurs de se connecter entre eux et de créer des réseaux et des communautés d’intérêts grâce auxquels la coordination, l’échange et la construction collective d’informations ainsi que le partage de savoirs sont possibles.
Il s’agit bien d’un vecteur virtuel, potentiellement très porteur pour les ONG, qui fonctionne suivant un modèle décentralisé dans lequel différentes petites unités peuvent contribuer à la réalisation d’une vision plurielle et à la construction d’un monde plus juste.

…des réseaux nord-sud ?

L’Internet peut contribuer à gommer l’éloignement géographique des différents partenaires en facilitant le travail en commun. A cet égard, il peut permettre aux ONG du nord d’impliquer et de tenir compte du point de vue et des besoins des partenaires du sud, dans la conception, la mise en place et l’évalution des projets de coopération. Un tel mode d’échange et de partenariat peut permettre de réduire quelque peu la fracture numérique en soutenant l’accès à la technologie informatique dans le sud.

ONG en retard de développement ?

On observe cependant que les ONG restent frileuses en matière d’Internet. Situs Agen Judi Bola certaines organisations ne disposent pas de site et bon nombre d’entre elles se contentent d’une page de présentation morte ne tirant pas profit de l’interactivité et de la connectivité de ce réseau. Or ce nouvel outil peut permettre l’établissement d’une communauté virtuelle contribuant à l’aboutissement des objectifs des ONG ; voire à la conception de nouveaux projets en commun. Les ONG sont porteuses de valeurs, leur mise en réseau leur confère une force supplémentaire.
Ce constat découle de l’analyse et de la réflexion de l’asbl Cassiopea quant au rôle conféré à l’Internet dans le milieu associatif et des activités liées à la communication des ONG menées par l’APRAD depuis plusieurs années. Cette expertise nous a donc poussé à proposer aux organisations ne disposant pas encore d’un site, ou à celles qui souhaiteraient améliorer le leur, une réflexion commune débouchant sur des recommandations et des conseils pour un meilleur usage collaboratif du net.

Quels sont les enjeux ? Quelles peuvent être les réponses ?

Formulé sous forme de charte, le but de ces recommandations est d’inciter une discussion sur ce média, sur les informations qu’il véhicule et sur les liens réels et virtuels qu’il peut créer entre partenaires. Il s’agit d’encourager les ONG à un examen de leur site et fonctionnement vis-à-vis d’Internet. Cette charte est à la fois un défi et un guide pour le travail des ONG en matière d’Internet.
Les recommandations touchent tous les domaines : les problèmes techniques, l’hébergement, les choix en matière de contenu, la gestion journalière du site, etc. Elles sont formulées en tenant compte des spécificités et des interrogations des ONG. Il n’existe pas dans ce domaine de solutions clés sur porte, mais la liste figurant dans ce document peut aider à tenir compte de tous les aspects importants concernant la conception, la réalisation, la gestion et la mise à jour de votre site.

Un Internet solidaire se construit ensemble !

Si nous voulons vraiment construire un Internet solidaire, il est indispensable que les recommandations présentées ici soient comprises par tous et répondent aux diverses préoccupations auxquelles vous êtes confrontés. C’est pourquoi les réponses aux questions évoquées doivent résulter d’une réflexion commune.
Le site e-solidaire, prolongement naturel de ces recommandations, offre à tous la possibilité de poursuivre collectivement la construction de celles-ci et leur adaptation à un réel en perpétuelle mutation. Revenez nous voir prochainement pour participer à la vie de ce site !

La syndication

Un puissant moyen de construction collective de savoirs en réseau.

Pour ceux qui ne le savent pas, la syndication c’est, en gros, la mise à jour automatique des liens vers les derniers articles parus sur un autre site que le sien.
Enjeu : la construction collective de savoirs en réseau.

La syndicationImaginez : tous les sites d’une association en réseau syndiqués entre eux, permettant aux visiteurs d’être en temps réels au courant des dernières parutions sur tous les sites de l’association dans le monde, et de pouvoir y effectuer des recherches à partir d’un seul point d’entrée ?

Si l’outil présente un grand intérêt, il est cependant moins simple à appliquer qu’il n’y parait au premier abord et nécessite cependant un peu de réflexion.

Lorsque l’on parle de syndication, il faut d’abord distinguer clairement 3 fonctions :

 

  •  La syndication de l’hôte : C’est la production d’un ou de plusieurs fichiers de syndication de votre propre site.
  •  La syndication des site distants : C’est l’utilisation de fichiers de syndication d’autres sites en vue de les afficher sur votre propre site.
  •  La fourniture de références de syndication (essentiellement javascript)
    1. La syndication de l’hôte (production de syndication) :

    Problème principal : produire le fichier de syndication, pour sites dynamiques, mais aussi pour sites statiques

    La syndication doit offrir au moins les champs suivants : Nom du site, titres des articles (), Les liens vers le site et les articles (), les auteurs (), la description du site et des articles (). Entre parenthèses, les noms des balises XML telles que reprises par SPIP ou PHP-Nuke. Il vaudrait mieux que tout le monde s’alignent sur ces précurseurs (que je connais, mes excuses aux autres), afin de favoriser l’émergence d’un standard de structure de l’information de syndication, qui tend à se mettre en place sur le Web, norme que par définition, le XML n’offre pas.

    Pour qui ?

  •  Un fichier XML de type “backend.php” (backend.php3 pour SPIP) ou recents.xml, etc. doit être mis en place à destination des CMS (Content Managment System : SPIP, PHP-Nuke, par exple) qui gèrent la syndication.
  •  Mais on oublie trop souvent qu’il reste (et restera sans doute encore un certain temps) de nombreux sites statiques (HTML). Il est plus que souhaitable que les développeurs de CMS pensent alors à faire écrire par le système un fichier de syndication hôte javascript (nommé syndic-host-js.js, par exple), en même temps que le fichier de syndication hôte XML.
    Pour les développeurs (sinon, sautez vite au point suivant) : Ca n’est pas très difficile à faire, mais j’attire leur attention sur le soin qu’il faut apporter dans l’écriture du fichier javascript, pas seulement le traitements des tags HTML (supprimer SVP tous les tags de mise en forme !), pas seulement non plus sur le traitement des guillemets, apostrophes et autres $, mais aussi sur les ruptures de ligne (LF, asc. 12, \n) et les retours de chariot (CR, asc 13, \r) parfois placés dans les titres, par exemple, et qui plantent à coup sûr le fichier javascript. (Expérience vécue, et en PHP, un “trim()” n’avait servi à rien, il a fallu 2 “str_replace()”, un pour \n et un pour \r.)

    2. La syndication des sites distants (utilisation de syndication)

    Problème principal : La gestion de l’abondance.

    Le premier choix à faire est celui des sites que l’on va syndiquer en fonction de la correspondance entre leurs objets et les objectifs de son propre site. C’est un choix qui dépend fortement de l’analyse politique d’abord, de la qualité des sites envisagés pour la syndication, ensuite. Ce n’est pas le travail le plus simple ! Question abondance, il faudra en plus se fixer une limite en nombre, sous peine de “noyer” l’information, et donc établir des priorités.

    Ensuite, vient l’organisation de l’information syndiquée. On peut opter pour :

  •  Une “syndication globale”, c’est le plus facile, on met en ligne les X (10, 20, 30,…) derniers articles d’une série de sites tous confondus.
    Exemple : “Les derniers articles syndiqués”.
  •  Une “syndication sélective”, on met en ligne les X (10, 20, 30,…) derniers articles d’une série de sites classés par site. C’est aussi le choix le plus directement révélateur des choix politiques.
    Exemple : “Syndication par site”.
    Autre exemple de syndication globale et sélective, – ce que j’ai vu de mieux jusqu’à présent – celle réalisée par “L’autre portail”, v ; : rezo
  •  Une “syndication centralisée”, C.-à-d., par exemple, 2 fichiers de syndication (XML et javascript) sur le site du noeud central d’une association en réseau, mis à disposition des groupes locaux ou nationaux.
    Ce type de syndication peut-être hôte (le noeud central met à disposition la syndication de ses propres articles) ou distante, en reprenant par exemple les fichiers de syndication de ses noeuds locaux ou nationaux (ce dernier cas, suppose évidemment que les noeuds locaux disposent de leur propre fichier de syndication, et donc raisonnablement de sites dynamiques).
    Enfin, cette syndication peut-être permanente ou événementielle et temporaire.

    3. La fourniture de références de syndication

    Il est certainement utile de constituer une forme d’annuaire de sites intéressant à syndiquer, avec l’adresse de leur fichier de syndication.

    Mais je pense surtout dans ce point, aux services que peut rendre un site dynamique aux sites statiques, en créant, à partir de sa propre syndication – hôte ou distante – des fichiers de syndication javascript. Cela peut donner lieu à une série de possibilités intéressantes que l’on peu imaginer : Ainsi,

  •  dans le cas d’une syndication centralisée hôte, le noeud central d’une association en réseau peut mettre à disposition de ses groupes locaux ou nationaux qui n’ont pas de sites dynamiques, un fichier de syndication javascript, et leur permettre d’accéder eux-aussi à la syndication.
  •  N’importe quel noeud d’une association en réseau qui possède un site dynamique, peut mettre à disposition de tous une syndication distante sous forme de fichier javascript, que cette syndication soit événementielle ou permanente, qu’elle reprenne des sites distants extérieurs à l’association ou les fichiers de syndication des sites locaux de l’organisation disposant de leur propre fichier de syndication.

    Il s’agit finalement, une fois la technique en place, surtout de questions de choix, d’organisation et d’imagination.

    Exemples :

  •  Syndication hôte proposée sous forme XML + syndication hôte et distante proposées sous forme XML et javascript, adresses de syndication et exemple de résultat :
    “Adresses des fichiers de syndication “
  •  Syndication hôte XML et javascript du Monde Diplomatique :
    monde-diplomatique
    Personnellement, je trouve dommage que la syndication javascript comporte des codes de mise en forme, ce qui peut empêcher de “bien” l’intégrer à son propre site statique. La syndication vers le Diplo, que j’ai mise en ligne à attac (site statique) est donc reprise d’une syndication javascript produite par un site SPIP. Mais j’aurais tort de (trop) rouspéter, car cette idée de syndication javascript m’est justement venue de cette proposition du Monde Diplomatique 😉
  •  Une boucle SPIP (avec du PHP), qui construit une syndication javascript hôte et distante, à partir des syndications hôte et distante que construit SPIP :
    cassiopea .

    Voilà un premier débroussaillage pour cette technologie (au coeur du travail en réseau), et qu’il serait intéressant de promouvoir. Vous pouvez en tous cas contribuer à cette réflexion en utilisant le forum lié à cet article. Ci dessous, le lien : Forum : Répondre à cet article