e-solidaire

Plateforme pour un Internet plus équitable et solidaire

Rechercher par  ou par 
e-solidaire   - Open source ? Logiciel libre ? Que voulez-vous dire ?

Open source ? Logiciel libre ? Que voulez-vous dire ?

Mots-clés : Participation, Accessibilité, Ethique, Sécurité, Maîtrise, Technique, Article

Le terme Open Source est très souvent utilisé en relation avec les logiciels libres. Avoir le code source d’un logiciel ouvert est d’ailleurs une condition nécessaire pour qu’il puisse être libre.

Mais l’inverse n’est pas vrai. Que veulent donc dire open source et logiciel libre ?

Pour qu’un logiciel soit dit libre [1], il faut qu’il respecte les 4 libertés fondamentales suivantes :

  1. la liberté d’exécuter le programme par tout le monde et pour n’importe quel usage ;
  2. la liberté de copier et distribuer le programme ;
  3. la liberté d’étudier le programme pour en comprendre le fonctionnement et de le modifier ou l’améliorer ;
  4. la liberté de redistribuer les modifications ou améliorations.

De ces 4 libertés, la deuxième demande que le code source du logiciel [2] soit rendu disponible. Autrement dit, que le code du logiciel soit ouvert à tous, d’où le terme open source.

Vous remarquez donc qu’un programme en open source n’est pas nécessairement un logiciel libre. Vous pourriez, par exemple, ne pas disposer de la liberté de redistribuer le programme dont vous avez les source.

Vous remarquerez aussi qu’il n’est nullement fait mention d’une quelconque gratuité, un logiciel libre n’est pas synonime d’un logiciel gratuit. Et l’inverse est encore plus vrai, un logiciel gratuit n’est pas nécessairement un logiciel libre [3]

Mais, me direz-vous, quel sont les avantages d’avoir accès au code source ou d’avoir les libertés garanties par un logiciel libre ?

Liberté d’exécuter le logiciel

C’est sans doute la plus évidente, lorsque vous obtenez une copie d’un logiciel libre, vous pouvez l’exécuter, le faire tourner, l’utiliser sur votre ordinateur. Cela sans restriction, pour autant de temps que vous le voulez, sans devoir payer de licence d’utilisation [4] et pour l’usage pour lequel vous le trouvez opportun.

Liberté de copier et distribuer le logiciel

Cette 2me liberté est aussi évidente que la première, vous pouvez copier et distribuer les copies de tout logiciel libre. De cette manière vous pouvez aider votre famille, vos amis, vos collègues, etc. Tout le monde peut effectivement utiliser le logiciel.

Liberté d’étudier, de modifier et d’améliorer le logiciel

Cette liberté est peut-être moins évidente pour monsieur ou madame Toutlemonde. Car, me direz-vous, « Que vais-je faire du code d’un logiciel, moi qui ne comprends rien à l’informatique ? » Effectivement, sans doute pas grand chose.

Mais cependant vous pouvez vous dire que d’autres personnes, sans doute plus qualifiées dans le domaine, ont elle aussi accès à ce code source. Ces personnes peuvent alors

Liberté de redistribuer les modifications et améliorations du logiciel

Pour que la liberté précédente puisse vraiment avoir des effets positifs pour tous les utilisateurs du logiciel en question, il est nécessaire d’avoir cette 4me et dernière liberté. C’est en effet grâce à celle-ci que vous pourrez bénéficier des modifications et autres améliorations réalisées par des tiers.

Les licences libres

Assez paradoxalement, les développeurs de logiciels libres ont rédigé diverses licences d’utilisation de leurs logiciels pour les rendre libres. Ces licences sont construites en veillant à garantir les libertés précitées. Par exemple la licence GNU/GPL (dont en voici une traduction française) de la FSF cite clairement ces 4 libertés. La FSF a par ailleurs analysé la plupart des licences sous lesquelles des logiciels sont distribués pour voir lesquelles, selon elle, peuvent être considérées comme libres.

La plupart de ces licences sont contaminantes. Cela garantit que tout logiciel dérivant d’un logiciel libre continuera a être un logiciel libre.

Les logiciels propriétaires

L’opposé d’un logiciel libre est communément appelé un logiciel propriétaire. Un tel logiciel ne peut souvent pas être copié, ni modifié et l’accès à son code source est rarement donné. Vous avez donc beaucoup moins de libertés lorsque vous aquérez un tel logiciel.

Certaines sociétés, comme Microsoft, ont lancé des initiatives similaires dans la forme à l’open source. Mais dans le fond, ce n’est pas du tout cela. La shared source de Microsoft ne vous garantit pas, par exemple, la libre redistribution des modifications et améliorations réalisées dans le programme. Mais par contre Microsoft se garantit le droit de, lui-même, réutiliser vos améliorations.

On peut aussi faire des analogies et par exemple dire que les logiciels libres sont aux logiciels propriétaires ce que les médicaments génériques sont aux médicaments brevetés, ou encore que les logiciels propriétaires sont aux logiciles libres ce que les OGM (organismes génétiquement modifiés) sont aux cultures naturelles. L’idéologie cachée derrières tous ces termes et techniques ont énormément de points en commun.

Derrière la philosophie des logiciels propriétaires, pourrait aussi se cacher le débat pour les brevets logiciels. De tels brevets pourraient d’ailleurs rendre les logiciels libres caduques... la FFII (Association pour une infrastructure de l’information libre) vous en dira plus.

Quelques lectures supplémentaires

Si vous voulez en savoir plus, voici quelques liens que nous vous invitons à suivre :


[1Je reprends ici la définition d’un logiciel libre selon la fondation pour les logiciels libres, ou FSF pour free software fundation. Il existe d’autres définitions similaires, comme celle de l’OSI open source initiative par exemple.

[2Le code source d’un logiciel, ou programme informatique, est le code informatique écrit dans un langage donné (comme le C, C++, PHP, Java, Perl, etc.) à partir duquel il est possible de reconstituer le logiciel.

[3Les exemples les plus connus sont Internet Explorer ou Outlook Express, de Microsoft.

[4Mais par contre peut-être pas sans devoir payer l’acquisition du logiciel lui-même, que ce soit payer le prix du support sur lequel il est fourni ou payer le temps de développement des informaticiens qui l’ont construit. Mais il ne peut pas être question de payer son utilisation, ce qui est par contre généralement le cas lors de l’achat d’une copie d’un logiciel propriétaire. En pratique, beaucoup de logiciels libres sont également distribués gratuitement, ou quasiment, (car tout le monde peut les distribuer, voir la 2me liberté). La FSF recommande tout de même que les coûts de distribution d’un logiciel libre soient couverts.

Mais les développeurs d’un logiciel libre développé pour un usage particulier pourraient demander rémunération pour leur travail, par exemple au premier utilisateur de ce logiciel et ce premier utilisateur sera d’accord de payer s’il a besoin de ce logiciel et que c’est lui qui passe commande. Il est donc tout à fait possible de vivre du développement de logiciels libres. Vous pouvez lire cet argumentaire en anglais à propos de cette réalité.

[5Le portage d’un logiciel signifie son adaptation pour qu’il puisse être exécuter dans un autre environnement informatique que celui pour lequel il a été conçu au départ. En pratique ce sera, par exemple, l’adaptation d’un logiciel qui tourne sous Linux pour qu’il puisse aussi tourner sous Windows ou MacOS X.

et un total de 0 contribution(s) dans ce forum.

Le forum de Open source ? Logiciel libre ? Que voulez-vous dire ?


e-solidaire   - Open source ? Logiciel libre ? Que voulez-vous dire ?

Haut de la page  |  Statistiques des visites  |  Espace privé

Rechercher avec Google sur ce site :   

© APRAD et Cassiopea   -   Tous les textes de ce site sont utilisables et reproductible sous les termes de la licence d'utilisation OpenContent 1.0, dont une traduction française est disponible.

Site réalisé avec SPiP SPiP